Football CAN 2025
En conférence de presse d’avant-match, ce jeudi 8 janvier, le sélectionneur national Walid Regragui a insisté sur l’importance de l’état d’esprit et de la concentration afin de commettre le moins d’erreurs possible, lors du quart de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 entre le Maroc et le Cameroun, vendredi 9 janvier à Rabat.
Un match à haut risque
Le Maroc a rendez-vous avec le Cameroun en quart de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, vendredi 9 janvier (20h) à Rabat. On pouvait d’ores et déjà sentir l’impatience de Walid Regragui, en conférence de presse d’avant-match.
Le sélectionneur national a d’abord fait un point sur l’infirmerie, qui commence à se vider petit à petit. « On récupère Hamza Igamane, même s’il était prêt à entrer en cours de match face à la Tanzanie », a-t-il précisé en jetant un coup d’œil à son attaquant, assis à ses côtés.
Pour sa part, « Sofyan Amrabat est toujours souffrant en raison de sa cheville. On n’a pas encore pris de décision concernant sa titularisation. Et Romain Saïss est encore en convalescence », a assuré le technicien marocain, qui tient en haute estime son prochain adversaire.
« C’est un choc continental contre une équipe que l’on n’a pas besoin de présenter. Mais notre ambition d’aller le plus loin possible demeure intacte », a-t-il souligné. Et d’ajouter : « Le Cameroun est au rendez-vous. Ça va être un gros match. On espère montrer un beau visage du football africain tout en allant en demi-finale ».
Une bête noire historique
Historiquement, le Cameroun est la bête noire du Maroc. « Vous avez éliminé le Maroc lors de la CAN 1988. Mais le passé est le passé. Et personnellement, j’ai toujours eu de la réussite contre le Cameroun lorsque j’étais international », a nuancé Walid Regragui.
Le sélectionneur s’attend à une opposition de styles, symbolisée par l’écart en termes de possession : 63 % pour le Maroc contre 45 % pour le Cameroun.
« On va rencontrer une équipe très forte en bloc et qui se projette très vite vers l’avant. Le Cameroun a une défense à cinq très solide, avec un milieu de terrain très athlétique. Mais demain, ce sera un match différent et ça va sans doute s’équilibrer », a-t-il souligné.
Une philosophie de jeu
Concernant son homologue, Walid Regragui le tient en haute estime, d’autant plus que David Pagou a été nommé sélectionneur juste avant la CAN. Une situation qui rappelle celle dont a hérité le coach marocain avant le Mondial 2022.
« C’était une mission difficile pour David Pagou de prendre en charge la sélection juste avant la CAN. J’ai vécu une expérience similaire avant la Coupe du monde 2022 », a-t-il rappelé.
« On voit qu’il a posé sa patte et qu’il a de bonnes idées. En plus, il a une grande expérience. Il a beaucoup entraîné au Cameroun et il connaît très bien le contexte africain. Je suis content que Samuel Eto’o ait fait confiance à un coach local ».
En tout cas, le Cameroun arrive en forme. « Mais ils ont tout à perdre, car s’ils sont éliminés, ils devront attendre la prochaine CAN, puisqu’ils ne sont pas qualifiés pour le Mondial 2026. C’est pour cela que l’on sent des Camerounais ultra-motivés », a avancé Regragui.
Le sélectionneur national a ensuite insisté sur l’importance de la concentration à ce stade de la compétition.
« Dans ce type de match, la moindre erreur se paye cash. C’est l’équipe qui en commettra le moins qui l’emportera ».
« Peut-être que l’on jouera à trois derrière, peut-être pas. On verra bien »
Interrogé sur un éventuel passage en 3-4-3, Walid Regragui a entretenu le flou.
« Il existe plusieurs systèmes qui pourraient être adaptés à cette confrontation. Mais nous sommes en pleine compétition et il y a des choses que l’on ne peut pas changer du jour au lendemain. Peut-être que l’on jouera à trois derrière, peut-être pas. On verra bien. »
Le technicien marocain a toutefois tenu à rappeler la philosophie de jeu de la sélection nationale.
« Nous ne sommes pas forcément dans l’idée de nous adapter aux autres. C’est peut-être à eux de s’adapter à nous. Quand on s’adapte trop à l’adversaire, on montre que l’on a peur de lui. »
Concernant les ajustements opérés au milieu de terrain, Regragui a précisé qu’ils n’étaient pas tous volontaires.
« Les changements au milieu n’ont pas été des choix initiaux, ils sont surtout dus aux circonstances. L’absence d’Azzedine a nécessité un temps d’adaptation. Malgré cela, nous sommes confiants, car nos joueurs ont beaucoup de qualité ».
Pour le sélectionneur, au-delà des profils, l’essentiel reste l’animation collective.
« Peu importe le milieu qui débute, ce qui compte, c’est l’état d’esprit et le mouvement que l’on crée. Contre la Tanzanie, nous n’avons pas fait assez de courses, notamment du côté de Bilal El Khannouss. Il doit jouer relâché et simple ».
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