Nicolas Maduro, président vénézuélien, incarcéré à New York
Actualité

L’impérialisme prédateur des États-Unis revient en force

Partager
Partager
Pinterest Hidden

La capture de Nicolas Maduro : un coup de force américain

On avait tort de rire de la volonté de Donald Trump de renommer le golfe du Mexique du nom de l’Amérique dès son retour à la Maison Blanche, il y a moins d’un an. L’attaque de l’armée américaine à Caracas, au Venezuela, dans la nuit du 2 au 3 janvier, et la capture de Nicolas Maduro montrent que Washington revendique désormais tous les droits dans ce qu’il considère comme son arrière-cour.

Un impérialisme prédateur

Lire aussi | EN DIRECT, enlèvement de Maduro au Venezuela : le président vénézuélien incarcéré à New York ; sa vice-présidente, Delcy Rodriguez, assure l’intérim

Avec cette opération, justifiée par l’accusation fumeuse de « narcoterrorisme », les États-Unis infligent au continent américain un bond en arrière de plus d’un siècle, la superpuissance militaire en plus. En mentionnant avec une insistance embarrassante le pétrole vénézuélien lors de la conférence de presse tenue dans les heures qui ont suivi le coup de force de Washington, Donald Trump a tenu à souligner que ce nouvel impérialisme américain est tout aussi prédateur que celui du passé.

Un pouvoir autoritaire

Nicolas Maduro n’a pas peu contribué à cette situation. En se maintenant par tous les moyens au pouvoir, y compris par la terreur, après avoir manifestement perdu l’élection présidentielle de 2024, il s’était dépouillé de ce qu’il lui restait de légitimité populaire. A l’origine d’une vague migratoire qui a touché l’ensemble du continent américain, son bilan catastrophique à la tête d’un pays riche en hydrocarbures mais appauvri par une idéologie stérile, l’incompétence, la violence et la corruption plaidait depuis longtemps pour son départ.

Une démocratie martyrisée

La brutalité d’un pouvoir, cependant, ne peut pas tout permettre. A moins de refuser d’en mesurer toutes les conséquences, personne ne peut se satisfaire d’une telle éviction par la force. La première concerne évidemment les Vénézuéliens, qui ont appris le 3 janvier que Washington entendait désormais diriger leur pays sans leur demander leur avis et pour une période indéterminée.

Un ordre international moribond

Les intérêts des États-Unis, tels que Donald Trump les conçoit, l’emportent sur la volonté populaire vénézuélienne, la souveraineté du pays et le souci de faire renaître une démocratie martyrisée par des années de dictature. Autant de préoccupations essentielles qui passent toutes, à ses yeux, après les compagnies pétrolières américaines.


Pour plus de détails, visitez notre site.

Source: Lien

Partager

1 Commentaire

Les commentaires sont fermés.