Indice HVS d’évaluation hôtelière : où et comment investir en Afrique
L’Indice HVS 2025 fournit l’analyse indispensable pour toute décision d’investissement dans l’hôtellerie africaine. Il identifie les marchés créateurs de valeur, détaille les facteurs de succès et alerte sur les risques structurels, offrant une grille de lecture objective pour un capitalisme responsable et rentable sur le continent.
Une carte continentale où la performance est moins une question de géographie que de fondamentaux économiques
La publication de l’Indice d’évaluation hôtelière (HVI) 2025 par le cabinet HVS, leader mondial du conseil hôtelier, révèle un continent à deux vitesses, où la synergie public-privé et la gestion rigoureuse du risque deviennent les seuls véritables leviers de création de valeur à long terme. Selon l’analyse, basée sur 14 marchés africains, complétée par les données du Caire, la croissance moyenne des valeurs hôtelières depuis 2019 est de 13%, masquant d’importantes disparités régionales.
Trois tendances émergent : la résilience des marchés à demande diversifiée, la vulnérabilité des économies mono-segmentées, et l’impact crucial des politiques publiques et des infrastructures
C’est dire que dans un contexte économique mondial encore marqué par l’incertitude, la publication de l’indice d’évaluation hôtelière 2025 offre une lecture intéressante et nuancée des dynamiques à l’œuvre. L’analyse dessine une carte continentale où la performance est moins une question de géographie que de fondamentaux économiques, de stratégie publique et de modèles d’affaires.
Les marchés à forte croissance : le Cap, Accra, Dar es Salaam et Zanzibar
Le Cap, avec une hausse de 49%, incarne ce modèle vertueux. Sa performance exceptionnelle est directement liée à des politiques post-COVID et à des partenariats public-privé renforçant la connectivité aérienne internationale, captant ainsi une demande touristique haut de gamme résiliente. Une logique similaire porte les succès de Dar es Salaam (+57%) et d’Accra (+39%), où l’interventionnisme étatique – via une stratégie MICE agressive en Tanzanie et des campagnes de marketing diasporique ciblées au Ghana – a réussi à transformer l’assise économique de ces destinations, réduisant leur dépendance au segment corporate traditionnel.
Les marchés en difficulté : Johannesburg, Windhoek, Addis-Abeba et Abidjan
À l’inverse, la croissance nominale spectaculaire du Caire (+59%) sert de puissant correctif analytique: une inflation galopante a totalement érodé cette performance en termes réels, rappelant que dans les marchés émergents, l’analyse macroéconomique est non-négociable. Des exemples qui confirment l’observation de Hala Matar Choufany: «les stratégies touristiques menées par les gouvernements façonnent la valeur à long terme». À l’opposé, un ensemble de marchés stagne ou régresse, révélant des fragilités structurelles souvent endogènes.
Quatre enseignements stratégiques majeurs pour tout investisseur ou opérateur
Premièrement, la corrélation entre diversification de la demande et création de valeur est absolue. Les marchés mono-segmentés (corporate pur à Lagos ou Windhoek) ou de transit (Lusaka) affichent les progressions les plus modestes, voire négatives. Deuxièmement, le rôle de l’État est un multiplicateur de valeur critique, pour le meilleur (Cap, Accra, Dar es Salaam) comme pour le pire (désorganisation à Johannesburg, développement non coordonné à Abidjan). Troisièmement, les risques financiers et macroéconomiques restent des freins structurels majeurs. Enfin, l’évolution des modèles d’affaires est inéluctable.
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