Zoom sur l’économie de la vitesse !
L’économie marocaine a connu un tournant important ces dernières années, passant de l’économie traditionnelle à l’économie de la vitesse. De nombreux projets de transport, notamment les lignes à grande vitesse (LGV), ont été mis en place pour accélérer les échanges et la croissance économique. Mais qu’est-ce que cette économie de la vitesse et quels sont ses impacts sur la société ?
Les lignes à grande vitesse, un marqueur de dynamisme économique
Les LGV sont devenues un symbole de la croissance économique mondiale, notamment au Japon où elles ont été lancées en 1964. Les principes économiques de « productivité-connectivité » sont au cœur de ces projets, permettant une connexion efficace entre les grandes métropoles et les régions. Le Maroc a également suivi cette tendance, lançant la première ligne LGV en Afrique, « Al Boraq », en 2018.
L’incidence économique de la vitesse
La vitesse est devenue une ressource précieuse dans notre société, où le temps est devenu une denrée rare. Mais qu’est-ce que la vitesse réelle d’un mode de transport ? Selon Ivan Illich, la vitesse réelle est celle qui prend en compte tous les temps invisibles, tels que le temps de travail nécessaire pour payer le trajet, le temps d’attente, le temps de préparation et le temps de connexion. Les avions subsoniques, par exemple, sont plus lents physiquement que les avions supersoniques, mais ils permettent des billets abordables, des réseaux plus efficaces et une meilleure vitesse sociale.
Les défis de la vitesse
La vitesse a un prix budgétaire et financier, et elle n’est pas accessible à tous. Les grandes métropoles, les cadres supérieurs et les secteurs exportateurs fortement intégrés aux chaînes de valeur mondiale sont les principaux bénéficiaires de cette économie de la vitesse. Mais qu’en est-il des territoires intermédiaires, du monde rural, des petites villes et des travailleurs à revenus modestes ? Pour une large partie de la population, la promesse de la vitesse reste abstraite.
La grille de lecture de la vitesse
L’économiste Ahmed Azirar (CEREM) propose une grille de lecture de la vitesse, qui prend en compte les différents temps : le temps social, le temps politique, le temps économique et le temps propre. Le temps politique est souvent le plus prédominant, mais il est important de prendre en compte les différents horizons temporels et les stratégies définies pour prendre des décisions éclairées.
Conclusion
L’économie de la vitesse est un phénomène complexe qui nécessite une réflexion approfondie. Il est important de prendre en compte les impacts sociaux et économiques de la vitesse et de s’assurer que tous les citoyens bénéficient de cette économie de la vitesse.
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