Résolution 2797 : un tournant diplomatique dans l’espace géopolitique du Sahara
Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté la résolution 2797, marquant un tournant diplomatique dans la question du Sahara marocain. Cette décision historique reconnaît sans ambiguïté l’initiative marocaine d’autonomie, proposée en 2007, comme unique base de solution politique, sous souveraineté marocaine.
Une rupture nette avec les formulations antérieures
La résolution 2797 exclut les autres options, y compris celle du référendum portée par le Front Séparatiste, en rupture avec les résolutions précédentes. Cette décision marque une rupture nette avec les formulations antérieures, qui avaient laissé la porte ouverte à des solutions alternatives.
Le Maroc, acteur central de la diplomatie saharienne
La résolution 2797 renforce la légitimité de la Monarchie, acteur central de la diplomatie saharienne. Le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a salué le « suivi personnel et constant de Sa Majesté Roi Mohammed VI du dossier ».
Une nouvelle phase pour le Sahara marocain
La question du Sahara marocain passe à une nouvelle phase, celle de la consécration de la reconnaissance internationale. L’État marocain a entériné cette dynamique en décidant de faire du 31 octobre une journée nationale.
L’Algérie, désignée comme « partie essentielle au conflit »
La résolution 2797 désigne l’Algérie comme « partie essentielle au conflit », ce qui pourrait impliquer un réalignement des postures régionales. Le MIPA voit là une opportunité pour engager une logique coopérative entre Rabat et Alger.
Le Front Séparatiste, figé dans son discours
Le Front Séparatiste a dénoncé la résolution comme une « légitimation de l’occupation militaire marocaine » et refusé toute négociation fondée sur l’autonomie. Mais le rapport note que le Front Séparatiste est peu probablement en mesure d’opter pour l’escalade militaire, compte tenu du déséquilibre des forces et du contexte international.
Les défis à relever pour consolider les acquis
Le MIPA identifie trois priorités stratégiques pour Rabat : renforcer les reconnaissances internationales, tester les voies d’un dégel algéro-marocain et finaliser une nouvelle mouture du projet d’autonomie.
Un modèle pour l’autonomie ?
Le MIPA invite à regarder du côté de l’Espagne, avec son système de régions dotées de pouvoirs larges sans remettre en cause l’unité de l’État. L’Italie offre une autre piste, plus limitative : elle reconnaît un statut d’autonomie à certaines régions, selon des critères historiques et culturels.
Les freins à une résolution pacifique
Le MIPA alerte sur trois freins majeurs : l’héritage non réglé des frontières entre le Maroc et l’Algérie, l’investissement politique algérien de longue date dans le soutien au Front Séparatiste et une méfiance mutuelle tenace entre les deux pays.
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