Candidat à la présidence chilienne José Antonio Kast, du Parti républicain, lors de son dernier meeting à Temuco (Chili), le 11 décembre 2025.
Politique

Présidentielle au Chili : la « chronique d’une défaite annoncée » de la gauche face à l’extrême droite

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Présidentielle au Chili : la « chronique d’une défaite annoncée » de la gauche face à l’extrême droite
La campagne électorale chilienne s’achève avec la victoire en vue de José Antonio Kast, candidat ultraconservateur du Parti républicain. Favori pour le second tour de l’élection présidentielle, il a réussi à éluder toute précision sur ses intentions en cas d’élection.
L’ex-brigadier Miguel Krassnoff, membre de la DINA, la sinistre police secrète d’Augusto Pinochet, a été condamné à plus de mille ans de prison pour crimes contre l’humanité commis pendant la dictature (1973-1990). A la question de savoir s’il gracierait Krassnoff en cas d’élection, José Antonio Kast a répondu à côté, tergiverse, joue la montre. Quand la journaliste lui signale qu’il ne reste plus de temps au chronomètre, le candidat hausse les épaules et lâche : « Les règles sont les règles » et se mure dans le silence, sourire en coin.
A la même question, Jeannette Jara, la communiste adverse de José Antonio Kast, a répondu un « non » franc et massif. « La stratégie de Kast a été d’en dire le moins possible, mais c’est encore plus flagrant dans l’entre-deux-tours, explique le politiste Antoine Maillet, enseignant à l’université du Chili. Il sait déjà qu’il va gagner, il n’a pas besoin de débattre ni de donner de détails sur ses propositions. »
Détails
La victoire de José Antonio Kast semble inéluctable, selon les experts. Il a réussi à capitaliser sur la popularité de son parti et à attirer les électeurs conservateurs. Les derniers sondages indiquent que Kast est en tête avec une avance importante sur Jeannette Jara.
La stratégie de Kast de dire le moins possible sur ses intentions en cas d’élection a été saluée par les partisans de l’extrême droite. Ils voient en lui un leader capable de mettre fin à la politique libérale et de restaurer l’ordre et la sécurité.
Cependant, les opposants de Kast sont inquiets pour l’avenir du Chili. Ils craignent que son élection ne conduise à une remise en question des droits de l’homme et à une régression des libertés individuelles.
Conclusion
La présidentielle chilienne est un véritable match de boxe entre la gauche et l’extrême droite. La victoire de José Antonio Kast semble inéluctable, mais les opposants ne se rendent pas compte. Ils continueront à lutter pour défendre leurs valeurs et leurs droits.


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