Les forces de l'ordre dans une ferme touchée par la dermatose nodulaire contagieuse.
Agriculture

Dermatose nodulaire contagieuse : le gouvernement sous la pression des éleveurs en colère

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Dermatose nodulaire contagieuse : le gouvernement sous la pression des éleveurs en colère
La situation est tendue dans le monde agricole français, alors que la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a ressurgi dans l’Ariège et les Hautes-Pyrénées, plus de six mois après la détection du premier foyer en juin en Savoie.

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Des appels à la mobilisation de certains syndicats agricoles ont de quoi inquiéter le gouvernement, en ranimant le spectre du mouvement des agriculteurs au début de l’année 2024, marqué par des blocages partout en France. La tension est montée de plusieurs crans vendredi 12 décembre, au lendemain d’une nuit d’affrontements dans une ferme de Bordes-sur-Arize, en Ariège, entre les forces de l’ordre et des agriculteurs opposés à l’abattage d’un troupeau.

La méthode d’abattage contestée

Parmi les 208 vaches visées, une seule était initialement porteuse du virus de DNC – après autopsie, quatre autres l’étaient, ont indiqué les services vétérinaires de la préfecture de l’Ariège – conformément au protocole imposé par les règles européennes, soutenu par la ministre de l’agriculture. « Le protocole actuel fonctionne », a assuré Annie Genevard dans une interview au Parisien, estimant que cette stratégie avait fait ses preuves en Savoie et en Haute-Savoie, où la DNC est apparue en France en juin.

La situation au Parlement

A l’aube d’une séquence décisive au Parlement pour arracher un budget pour la France en 2026, l’exécutif est rattrapé par la colère d’une partie des éleveurs, excédés par la méthode d’abattage qu’on leur impose pour enrayer la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). La situation est d’autant plus inflammable qu’elle intervient au moment où les Etats européens doivent se prononcer, entre le 16 et le 19 décembre, sur la signature de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay), contre lequel les agriculteurs français sont très mobilisés.


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