14 heures de travail par jour, pas de week-end, 500 euros de salaires par mois… La réalité des « ateliers de la sueur » chinois de Shein
Une journée typique
À Canton, dans le sud de la Chine, Le Figaro a visité les sites de sous-traitants du géant de l’ultra-fast-fashion Shein, où les couturières travaillent à des cadences stakhanovistes. Les ouvriers sont soumis à une journée de travail de 14 heures, sans week-end, pour un salaire mensuel de 500 euros.
Les néons blafards s’éteignent sur les rangées de machines à coudre, surmontées de ventilateurs, plongeant l’entrepôt spartiate dans la pénombre. Ce premier samedi de décembre à 14 heures sonne le début de la sieste tant attendue par la trentaine de couturières. Celles-ci s’allongent mécaniquement sur les bancs, masque sur les yeux, en quête d’une trêve. C’est le mitan d’une longue journée démarrée à 7 heures du matin, et qui se terminera à 21 heures.
Les conditions de travail
Les conditions de travail dans ces ateliers sont difficiles. Les ouvriers travaillent dans des conditions de surchauffe, avec des ventilateurs qui ne parviennent pas à refroidir l’air. Les machines à coudre sont en permanence en marche, créant un bruit assourdissant qui perturbe la concentration des ouvriers.
Les salaires sont également très bas, avec un salaire mensuel de 500 euros pour une journée de travail de 14 heures. Cela signifie que les ouvriers ne gagnent que 36 euros par jour, ce qui est inférieur au salaire minimum en Chine.
Le système de sous-traitance
Shein utilise un système de sous-traitance pour produire ses vêtements. Les ateliers de sous-traitance sont situés dans des zones économiques spéciales de la Chine, où les lois sur le travail et la protection de l’environnement sont moins strictes.
Les ateliers de sous-traitance sont souvent détenus par des entreprises chinoises qui ont des liens avec Shein. Ces entreprises sont responsables de la production des vêtements, mais elles ne sont pas responsables de la sécurité et des conditions de travail des ouvriers.
Les conséquences
Les conséquences de ces conditions de travail difficiles sont graves. Les ouvriers sont souvent soumis à des pressions pour atteindre des objectifs de production élevés, ce qui les oblige à travailler des heures supplémentaires sans salaire. Les conditions de travail difficiles et les salaires bas entraînent également une érosion de la santé et de la sécurité des ouvriers.
La situation dans les ateliers de sous-traitance de Shein soulève des questions sur la responsabilité des grandes entreprises comme Shein envers les ouvriers qui travaillent pour elles. Les entreprises doivent-elles être responsables des conditions de travail et des salaires des ouvriers qui travaillent pour elles, même si elles ne les emploient pas directement ?
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